Arcanes, la lettre


Chaque mois, l'équipe des Archives s'exerce à traiter un sujet à partir de documents d'archives ou de ressources en ligne. Ainsi, des thèmes aussi variés que la mode, la chanson, le cinéma, le feu sont abordés...

Ah... la carte - septembre 2017


DANS LES ARCANES DE


Vue aérienne de la Garonne vers l'hôpital de la Grave, le pont Saint-Pierre, le Bazacle, prise par un drone. 21 juillet 2017. VIP Studio 360° ; Drone Sud Toulouse - Ville de Toulouse, Archives municipales. Licence CC 4.0 BY SA.

Le bon plan ? UrbanHist !


septembre 2017

Visa sur le patrimoine toulousain à l'aide d'UrbanHist, tout neuf et concocté avec enthousiasme par l'équipe.

Cliquez sans attendre sur www.urban-hist.toulouse.fr pour découvrir à la fois ce nouvel outil et le patrimoine de la ville rose. Sur votre ordinateur, tablette ou smartphone, partez à l'aventure à travers les rubriques à découvrir, les circuits, les thémas, la ville invisible, les parcours pour les scolaires…

Découvrez le patrimoine toulousain à la carte avec www.urban-hist.toulouse.frTout ce que vous aimiez dans l'ancienne version est encore disponible mais nous l'avons rendu plus accessible qu'avant. Et pour parfaire l'ouvrage, des nouveautés ont été ajoutées, dont Toulouse vue du ciel grâce à neuf panoramas 360°.

UrbanHist propose aux internautes de découvrir et visiter le patrimoine remarquable de Toulouse (UrbanHist) et, s'ils le souhaitent, d'effectuer des recherches approfondies sur le patrimoine et l'histoire de Toulouse (UrbanHist+).

Et comme le patrimoine c'est l'affaire de tous, n'hésitez pas à partager vos cartes avec l'icône prévue à cet effet. Déroulez votre parcours dans Toulouse au gré de vos envies et surtout n'oubliez pas de nous donner des nouvelles !

Pour en savoir plus...

ZOOM SUR


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Années 1920-1930. Vue d'ensemble d'une cuisine collective, dont un four alimenté au gaz, en situation de fonctionnement, une femme et un homme posant devant le matériel. Au verso de la photo, tampon : J. Saludas, photo, Rue Cazals, Croix-Daurade, Toulouse. Joseph Saludas – Ville de Toulouse, Archives municipales, 1Fi5577.

Menu


septembre 2017

Feuilletés aux petits légumes ; aspic de saumon sauvage et crème d'oseille ; cailles rôties, oignons confits et sauce forestière ; gratin dauphinois et fagots de haricots ; fromages de nos régions ; omelette norvégienne ; café, biscuits et liqueurs. À la carte, naturellement.

En cuisine, la chef et son commis s'activent, tout sourire, dans une excitation rare, à l'idée de préparer un tel repas. La table que l'on devine sur la droite sert avantageusement de plan de travail, très commode avec son tiroir à couteaux. Si la caille à découper est un peu trop récalcitrante, une scie à bois est à disposition au-dessus du four. Les sauteuses contiennent sans doute de grandes quantités de sauce ou de ballotins de légumes verts étuvant tranquillement. Les ustensiles, précautionneusement disposés sur une tringle, permettent de plonger dans les marmites pour y chercher la portion adéquate.

Le sol de terre battue présente plusieurs avantages : les graisses qui s'y répandent sont aussitôt absorbées évitant ainsi au personnel l'apprentissage du patinage pour travailler sur les lieux, et dispense du nettoyage à grande eau. Notons également les espadrilles réglementaires, pour se sentir à l'aise en toutes circonstances. À la fin du service, une petite pause pourra être accordée à l'équipe, qui utilisera les deux chaises sans pieds suspendues au mur. Ces dernières ne seront décrochées qu'après avoir dûment rangé les gamelles, juste au-dessous, et en prenant bien garde de ne pas y faire tomber d'éléments de maçonnerie ou d'enduit.

Si la pièce est identifiée comme étant une cuisine collective, nous ne disposons pas des informations de lieu et de date de prise de vues, ni même des conditions précises de production du reportage. Il semble tout de même que la série d'images réalisées (1Fi5574 à 1Fi 5585) montre des équipements de cuisines, matériel de cuisson et dispositifs pour la restauration en collectivité. Il est probable que la commande vienne du fabricant de ces fourneaux et cuisinières.

DANS LES FONDS DE


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Menu du banquet offert par des élèves le 17 janvier 1914, conçu par le Grand-Hôtel et Tivollier. Toulouse : Imprimerie Cléder (1914), Ville de Toulouse, Archives municipales, 14Fi205 (détail).

Au menu de la bibliothèque...


septembre 2017

Ah… septembre ! Le temps de la rentrée des classes, des Journées du Patrimoine, de l'arrivée de l'automne... Bref, le dur retour à la réalité après des vacances bien méritées. Alors, pour reprendre en douceur, ce mois-ci le chef vous propose :
• une sélection d'atlas (la forme ultime de la carte en bibliothèque...),
• une séquence souvenir, avec la présentation de notre collection d'une revue régionale consacrée aux cartes postales anciennes,
• un assortiment de menus toulousains, collectionnés avec ferveur par André Hermet (pour se mettre l'eau à la bouche),
• et, pour terminer sur une note festive, mais néanmoins avec modération, une monographie sur le vignoble aquitain, qui éclairera peut-être votre choix lors de la prochaine foire aux vins...

Et si vous souhaitez prolonger l'expérience en mitonnant à votre tour quelques mets dignes de figurer sur la carte, n'hésitez pas à consulter notre catalogue en ligne : vous y trouverez certainement l'inspiration !

Cartes de chômeurs extraites du fonds 164W des Archives de Toulouse. Ville de Toulouse, Archives municipales.

Le chômage à la carte


septembre 2017

Le fonds municipal de chômage de la ville de Toulouse a été créé en 1927 et cessera toute activité en 1969. Les archives de cet organisme viennent d'être reclassées et constituent le fonds 164W, désormais consultable par tous.

Ces documents livrent aux chercheurs une formidable source pour l'étude de l'histoire sociale toulousaine, mais aussi un panorama des dépressions économiques qui auront pu frapper le pays et plus particulièrement la ville. On y perçoit clairement l'essoufflement de certains secteurs d'activités, comme la chute d'entreprises locales.

Finalement, ces archives permettront peut-être de tordre le cou à certaines idées reçues, car les femmes y figurent en aussi grand nombre que les hommes, preuve s'il en est de l'importance des femmes dans le monde du travail, impulsée par la mobilisation générale de la première guerre mondiale.
 

Florilège de pièces d'un dossier individuel, fonds 164W des Archives de Toulouse. Ville de Toulouse, Archives municipales. On pourra y consulter trois types de documents :

- les volumineux registres d'inscription des chômeurs entre 1932 et 1968 ;
- une sélection de cartes individuelles d'allocataires et de bénéficiaires de secours. Roses pour les femmes, ocres pour les hommes et vertes pour les étrangers, ces cartes ont été patiemment triées, amoureusement dépoussiérées et tendrement conservées afin de suppléer aux lacunes de certains registres d'inscriptions (ceux des années 1934, et 1937 à 1939).
- et finalement des échantillons de dossiers individuels où se mêlent divers formulaires d'inscription, de radiation, de réinscription, des rapports d'enquête sur la moralité des demandeurs, les certificats de travail de précédents employeurs, les cartes de pointage, etc.

Pour découvrir ce fonds d'archives, munissez-vous de votre carte de lecteur, et on vous donne rendez-vous tôt le matin en salle de lecture.

DANS MA RUE


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La place du Capitole : plan de ville actuel, cadastre de 1680 et vestiges antiques.

Des cartes, oui… mais sur UrbanHist !


septembre 2017

Le nouvel UrbanHist vient tout juste de sortir du four… Outre un accès facilité aux essentiels et autres immanquables du patrimoine toulousain, vous avez la possibilité de construire des cartes historiques, grâce à une sélection des informations proposées, et de les partager le plus simplement du monde.

Tour d'horizon de quelques possibilités offertes par UH :

- Evolution du secteur de la place du Capitole de l'Antiquité au 17e siècle : cette carte matérialise la porte et le rempart de la ville antique, les constructions présentes à la fin du 17e siècle sur le sol même de la place, et l'emprise de l'hôtel de ville en 1680 qui allait jusqu'à la rue d'Alsace-Lorraine ! Pour cela, il suffit de superposer la couche du cadastre de 1680 avec celle des vestiges connus de Tolosa sur le plan de ville (sur lequel on a fait jouer la transparence pour mieux voir la couche du cadastre de 1680).

 

- La création des rues d'Alsace-Lorraine et de Metz : un coup de sabre dans le tissu urbain. Centrée sur la place Esquirol, lieu où se croisent les deux percées haussmanniennes toulousaines, cette carte montre comment ces deux rues sont venues couper des îlots entiers, éventrant des immeubles, des hôtels particuliers ou des bâtiments conventuels au nom de la modernité.

De ces destructions sont nés des édifices d'une grande qualité architecturale, tel que le grand hôtel Tivollier au n° 31 de la rue de Metz. Il suffit simplement de superposer le cadastre napoléonien (1830) sur le plan de ville.

La superposition des informations historiques sur un fond cartographique permet d'illustrer concrètement l'idée de la ville qui se reconstruit sans cesse sur elle-même. La « stratification historique » qui caractérise les villes est ainsi plus facile à appréhender.

Mais comme la carte n'est pas le territoire, nous vous invitons à vous balader dans les rues de Toulouse, le nez en l'air, en suivant les circuits proposés par UH ou au gré de vos envies… Bonne promenade !

SOUS LES PAVÉS


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Plan reconstitué de Toulouse antique, dans Bernard Dupuy des Grais, "Tolosae antiquae chorographia", 1713, Bibliothèque municipale de Toulouse, Ms. 1254.

Carte archéo vintage


septembre 2017
Si vous recherchez une carte archéologique de Toulouse, vous pouvez consulter la plus ancienne d'entre elles à la Bibliothèque municipale de Toulouse. Elle apparaît dans un manuscrit intitulé Tolosae antiquae Chorographia écrit par Bernard Dupuy des Grais en 1713. Sa vision de la ville à l'époque gallo-romaine est très particulière. On y reconnaît bien, sur la rive gauche de la Garonne, l'amphithéâtre de Purpan et le tracé de l'aqueduc qui amenait l'eau des sources de Lardenne. On y voit même la mystérieuse construction de Peyrolade, détruite au 19e siècle, qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle école Lespinasse. Pour le reste, l'extrême schématisation de la trame urbaine présentée sera plus utile aux joueurs de marelle qu'aux archéologues qui seront plus avisés de consulter la couche « Vestiges connus de Tolosa » sur le site UrbanHist +.

EN LIGNE


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"De schat [le trésor]" (18e siècle), dessiné par J. Buys, gravé par N. van der Meer, 1777. Gravure conservée au Rijksmuseum, Amsterdam, inv. n° RP-P-1907-4669 (détail).

Trésor(s) à la carte


septembre 2017

Si vous comptez sur nous pour vous livrer la carte des trésors enfouis dans la ville, vous n'y êtes pas du tout. Nan, on ne vous dira pas où se trouve enfoui l'or des Tectosages (celui ramené à Toulouse après la mise à sac de Delphes). 70 tonnes d'or, c'est démesuré et ça vous ferait certainement perdre la tête.


En revanche, on peut vous mettre sur la piste de deux autres trésors, et ceux-là sont à taille humaine. D'abord celui de la présidente de Caulet, il s'élèverait tout de même à la coquette somme de 900 000 livres ! Quant à l'autre, celui de la veuve Bounemaison, il serait principalement composé de pièces d'argenterie : fourchettes, cuillères et autres, une perspective idéale pour un jeune couple qui veut se monter en ménage.
Alors, vous voulez jouer ?
Bien, deux solutions s'offrent à vous : la recherche assistée par ordinateur ou téléphone portatif, c'est-à-dire grâce à UrbanHist+, ou bien la recherche classique dans les matrices et plans des cadastres anciens.
Pour repérer sur la carte le logis (et donc le trésor) de la présidente de Caulet, UrbanHist+ reste le moyen le plus indiqué. En effet, elle habitait dans le cœur de ville actuel. Il ne vous restera ensuite plus qu'à obtenir l'autorisation de creuser dans les caves (car c'est là qu'il gît).
Quant au lieu où est enfouie la vaisselle d'argent de la veuve Bounemaison, il va falloir vous diriger vers le gardiage de la ville, près du lieu de Ponsan pour être plus précis. Et pour localiser le jardin de l'ancienne métairie dite de Cumiès, où le tout serait caché, lisez d'abord les Bas-Fonds du mois d'août, vous y trouverez certainement des indices nécessaires. Un dernier conseil : munissez-vous aussi de la carte des lieux à l'époque.

Bonne chance.