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Aux célestes le ciel…

L'aviation à Toulouse. Morin évoluant au-dessus de Toulouse, vers 1910 – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 9Fi291.

Aux célestes le ciel…


février 2026

Roger Morin évoluant dans son frêle aéroplane au-dessus de la ville dans les années 1910 (photomontage d’époque, s’il vous plaît). Groupe d’acrobates posant, en 1960, en marge d’un championnat à Toulouse (image réalisée sans trucage). Calculatrices au travail dans leur bureau de l’Observatoire de Jolimont vers 1900. Mais que peuvent bien avoir en commun les trois photographies que nous vous présentons ? Ça y est, vous y êtes ? Le ciel, évidemment, que leurs sujets ont en partage. 

Né en Suisse en 1879, Roger Morin est un pilote Blériot. Le 27 février 1911, il parvient – en suivant la vallée de la Garonne et la voie de chemin de fer – à relier Pau à Toulouse, sans escale. Une véritable prouesse que l’on salue avec enthousiasme à son arrivée au Polygone, et qui lui vaut un prix : celui du « voyage en aéroplane » décerné par le journal La Dépêche. Fort de ce succès, l’aviateur tente, dès le lendemain, le premier survol de la ville. 

Créée en 1955 par Robert Dolnay, la bien nommée troupe de funambules « Les Compagnons du ciel » connaît pendant 10 ans son âge d’or, notamment à Toulouse – où les fil-de-féristes les « Diables blancs » se sont déjà illustrés. Le 11 février 1957 à la Halle aux Grains, Francine Pary 17 ans (à gauche, sur notre image) bat un record mondial d’endurance en restant, 34 heures et 15 minutes, en équilibre sur un câble d’acier tendu à 6 mètres du sol. Deux ans plus tard, elle célèbre son union avec un autre membre de la troupe, toujours dans les airs, mais cette fois entre les tours de La Rochelle. Une « mariée du ciel » en somme.

Dans les années 1900, à l’Observatoire de Jolimont, avenue Camille-Flammarion, un groupe de femmes s’adonne minutieusement à des travaux de mesure et de calculs. Il s’agit d’établir avec précision des cartes du ciel et des catalogues photographiques contenant les positions des étoiles. Étaient-elles parvenues à saisir l’impossible, cette musique des sphères théorisée par les Pythagoriciens ? En tout cas étaient-elles absorbées par les questions célestes.