Barbaaant...
Barbaaant...
décembre 2025
Le jour s’est levé, non pas sur une étrange idée, mais comme il l’a fait la veille. Et comme il le fera demain, encore et encore exactement de la même manière. Voici Madame Dupond et Monsieur Dupont. Ils arrivent au bureau, ils posent leur sac et c’est le début du spectacle. Déjà, les premiers bruits reprennent comme une partition immuable : les tics… puis les tacs… de l’horloge fidèle comme un métronome, le radiateur qui peine à se mettre en marche, la photocopieuse qui soupire sous les documents comme si elle rejouait une scène qu’elle connaît trop bien. Il en est de même pour les touches du clavier qui chantent sous la pression des doigts des chefs d’orchestre qui dirigent cette symphonie. Cette petite ritournelle que personne n’écoute vraiment jusqu’au moment où Madame Dupond et Monsieur Dupont s’ennuient suffisamment pour tendre l’oreille.
Et puis un beau jour (ou peut-être une nuit ?), ils sortent leur cellulaire respectif pour, machinalement, aller sur les réseaux sociaux entre deux tâches à faire. Et là, ils tombent tous les deux sur une publication. Ils découvrent Toulouse en noir et blanc sous un épais manteau de neige. Une photographie ancienne, une rue qui vous semble familière, mais pas tout à fait… Comme si c’était une scène d’un autre siècle ! En description, ils apprennent une anecdote, un détail incongru. Intrigués, ils regardent qui est l’auteur de ce post. “Mais oui ! Sapristi !” s’exclame Madame Dupond “Ça ne peut être qu’eux ! Les Archives municipales de Toulouse !”. Ils défilent les publications sur leur profil et ils font connaissance avec ces illustres Toulousains comme Mady Mesplé, ils apprennent ce qu’était un sac à procès, et ils apprécient les photos témoins d’un Toulouse d’autrefois. Peu à peu, la boucle se déforme, le temps cesse de tourner en rond… L’ennuie se mue en envie, et le temps… Il avance, il reprend son cours comme une barbe qu’on laisse s’étoffer, je dirais même plus une barbe qu’on laisse fièrement pousser ! (Du moins pour Monsieur Dupont).
Dans cette journée qui recommençait, encore, les Archives ont introduit quelque chose : une surprise. Alors à chaque fois que la journée devient barbante, faites comme Madame Dupond et Monsieur Dupont : n’hésitez pas à consulter nos réseaux. Et si la curiosité vous en dit, la culture n’a pas de limite numérique. Vous pouvez soit consulter une sélection d’ouvrages en ligne dans notre bibliothèque numérique, soit vous promener dans UrbanHist et découvrir Toulouse autrement.